Mardi 25 mai 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

De nouveau la pluie. En profite pour expédier quelques articles en retard : pour La Nef, pour Valeurs Actuelles, et pour Le Figaro, dans les colonnes duquel je veux prendre la défense de Freud attaqué si bêtement par Onfray – autre sujet important, pour défendre l'Europe, la vrai celle-là, celle de l'Histoire, du passé, celle qui puisa toujours ses meilleures forces dans la ressouvenance. Pour défendre Freud, le réinscrire dans la ligne Platon, Proust, de Gaulle, la ligne de la vérité par la réminiscence. Mais ce dernier papier n'est encore qu'esquissé.

E. racontait hier que, dans son école, il est courant que les enfants d'origine africaine ou créole jouent entre eux. Quand telle de ses collègues en fit la remarque à l'une de ses petites élèves, elle s'entendit répondre tout de go : " je ne veux pas jouer avec des blancs". Mieux, ou pire : l'une de ces demoiselles venue se plaindre de s'être fait rosser par ses camarades donna cette explication : "Elles m'on cassé la figure parce que j'ai joué avec des blanches".

J'étais si bouleversé par cette histoire que je n'ai pu m'empêcher de la raconter à MFG, sémillante femme décidemment, qui ne se laisse pas démonter : c'est le résultat de l'absence de politique; en quoi elle a parfaitement raison. Mais le moyen de faire comprendre cela à mes contemporains, j'y renonce… Il y faudrait une culture politique que la plupart n'ont plus.

MFG me téléphonait d'ailleurs pour un tout autre sujet, tout aussi grave. Pour finir, on ne sait plus ce qui, autour de soi n'est plus grave. Tout l'est,  hormis les fleurs et les oiseaux, sans lesquels je serais je crois terrassé. Ne suis pas loin de l'être d'ailleurs, ces jours-ci…


Publié dans Extraits du journal

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