Mercredi 12 octobre 2011

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Cette nuit, pleine lune, que le brouillard et la nuit ont fini par noyer. Relu ce matin, pour un article de Valeurs Actuelles que je veux consacrer à la "nature des choses", le "Cratyle" de Platon -décidément époustouflant d'actualité, comme on dit.

A propos des primaires, j'invoquais l'autre jour la neutralité du service public, et les mairies curieusement ouvertes pour ce qui est bel et bien des élections privées. Mais il en va de même pour le service public de la radio et de la télévision, soumis lui aussi au principe de neutralité, ou du moins de l'équilibre entre les courants d'opinion. Or, ce soir, nouveau débat entre les "candidats du PS" , cela à une heure de grande écoute; je l'écoute d'ailleurs d'une oreille tandis que j'écris ces lignes, et suis accablé par le bas niveau de préoccupations des "impétrants", comme dit le sémillant Montebourg. Ce Montebourg paraît avoir bien plus d'envergure que les autres : il fut bien le seul, à poser les véritables questions du jour, un peu comme nous les posons nous-mêmes - protectionnisme, contrôle des oligarchies financières, primat du politique. Certes, il lui manque le point de départ : rien de cela n'est possible dans l'actuelle UE ; c'est une Europe toute nouvelle que suppose ce vaste et salutaire programme. Pour l'heure, il a joliment renouvelé le débat et je crois bien que certains de ses électeurs, à l'instar de nombreux fidèles de Jean-Pierre Chevènement, pourraient bien venir vers nous un jour ou l'autre… Hélas, les uns et les autres, bien isolés "à gauche", sont de maigre volume…

Reste que la mobilisation des organes d'infirmation et d'expression au dévoué service des "primaires socialistes" est stupéfiante; "Le hold up médiatique du siècle", lance le publicitaire Séguéla, qui connaît son monde.

Publié dans Extraits du journal

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