Dimanche 14 mars ; Paris.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Il est remarquable qu’il ait été si peu question, au long de la campagne des « régionales », des régions ; Il faut dire que, dessinées en 1955, par un économiste, un certain Grenier, et conçue alors comme des cadres de développement économiques, sans aucun souci des anciennes provinces, et sans doute celui de les effacer encore, on ne leur voit aucun attrait sentimental ou charnel. A tout prendre, les départements en ont bien plus. Dommage, car je crois bien que, puisque l’histoire nationale est devenue souffrante, et presque hors de saison, le cadre provincial serait une manière de la retrouver. Il est notable qu’il soit au cœur de la revendication des divers autonomismes, comme un substitut à l’impersonnalisation progressive de la nation… Maurras avait, du temps du félibrige, compté 37 ou 38 provinces ; ce pourrait être un cadre ; à tout prendre je préférerais les départements, qui ont fini par prendre un peu d’épaisseur historique, et les cantons - et supprimer tout le reste, régions, communautés de communautés, et communes, dont les pouvoirs s’étagent s’enchevêtrent et se diluent mutuellement pour le plus grand profit des postes à pourvoir, et des partis qui pourvoient…

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