Vendredi 6 novembre 2009 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Il pleut beaucoup, la température se rafraîchit par degrés réguliers ; habituel bonheur d’une maison douce quand tout alentours s’installent les frimas. 

A Paris, la chute se fait aussi par degrés : après Dominique de Villepin et Charles Pasqua, voici Jacques Chirac traîné devant les tribunaux. A croire les ténors d’aujourd’hui, ceux d’hier étaient principalement des escrocs - ils étaient pourtant du même parti. On admire la simplicité d’esprit de ceux qui imputent à Nicolas Sarkozy une pureté d’ange, alors qu’il était déjà ministre du budget voici seize ans, qu’il fut ministre de M. Chirac, et deux ans celui de M. de Villepin, dirigeant même, depuis 1999, le parti de tous ces messieurs. Mais chacun tire à présent tous azimuts : la conception partisane de la politique fait davantage encore que diviser les Français, elle divise tout en clans, et jusqu’aux clans eux-mêmes… La pluie tombe doucement et je me désole de ne voir poindre nulle part de relève : il suffirait pourtant, j’en suis sûr, que se rassemble une poignée d’hommes qui croient encore aux chances du Bien Commun  pour que le pays se redresse - mais que faire quand il n’y a plus sur le pont que les rats-capitaines, et que le peuple même perd de vue le souci, la pensée et l’idée même d’un Bien commun ?

Publié dans Extraits du journal

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