Vendredi 2 juillet 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Chaleur étouffante; mais, comme chaque année, en ouvrant fenêtres et volets vers minuit, en les refermant le matin avant neuf heures, on reçoit de la vieille maison le cadeau d'une grande journée fraîche et tamisée, quand tout brûle autour de soi…

L'affaire Zemmour n'en est qu'une parmi d'autres, sur le terrain de plus en plus mouvant de la liberté d'expression. Le débat s'y concentre, en ce moment, du moins sur la toile. Une succession interrompue d'affaires de cet ordre met la France dans un état de nervosité qui va croissant, et dont on ne voit pas la fin. Poursuivant ma promenade parmi les "sites amis", et séjournant sur le site e-deo, je tombe sur ceci, que je recopie : "L'ancien préfet Paul Girot de Langlade a été condamné à 1.500 euros d'amende pour “injures racistes” par le tribunal correctionnel de Créteil pour avoir déclaré lors d'un pénible contrôle de sécurité à l'aéroport d'Orly: "On se croirait en Afrique, ici!".Trois agents de Securitas qui avaient porté plainte reçoivent entre 300 et 500 euros de dommages et intérêts. La Licra, SOS Racisme et le Mrap ont obtenu l’euro symbolique. L’ex-préfet, qui avait été aussitôt mis à la retraite d'office par le gouvernement, va faire appel. Rien par contre, contre l'étonnante déclaration d'un maghrébin confronté, lors d'un accrochage entre leurs deux automobiles,  à un autre, qui proposait benoîtement de faire un constat : "tu ne vas pas faire le Français!". Le Français est sans cesse injurié, mais jamais victime d'injures. Ce perpétuel deux poids deux mesures fait monter la tension d'année en année.
Le pompom est atteint par cette déclaration de Martin Hirsch, Haut Commissaire à je ne sais pas quoi (mais dit "de rang ministériel", et donc tenu à une certaine retenue de langage), déclarant ce 1er juillet sur Canal + : "La vraie intégration, c'est quand les catholiques appelleront leurs enfants Mohamed". J'ai réécouté cette vidéo, reprise au vol par e-deo, et n'en crois ni mes yeux ni mes oreilles. Des provocations de ce genre, venues d'un des plus hauts responsables de l'Etat prépare à petits feux, ou à grands feux, une véritable guerre civile.  

Publié dans Extraits du journal

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