Vendredi 10 décembre; Mirebeau. - Bonheur des commencements.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Je commence à saisir le sens du goût de Heidegger pour les présocratiques : séjourner dans l'aube de la pensée, et de l'Etre pour oublier le crépuscule de l'Etre dans l'ère de la technique. L'impératif moderne de communication permanente, par lequel l'être se vide à mesure qu'il se remplit de n'importe quoi; l'abandon des frontières, par là l'ablation du souci de tout Etre, toutes les déliquescences de l'âge de l'involution lui donnaient à voir toutes fraîches les joies des commencements.

(A nous de trouver plutôt les commencements ou les recommencements d'aujourd'hui. Penser à Nietzsche : "Il est tant d'aubes qui n'ont pas encore lui ! ").  

 

Publié dans Extraits du journal

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