Samedi 3 juillet 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Que de paysages se découvrent, quand on se promène sur la toile ! Chronophage en diable, mais instructif non moins. Au fond tout l'appareil médiatique est subverti par une poignée (j'en ai repéré une vingtaine) de sites dont la liberté déborde tous les contrôles.

Ainsi, je viens de trouver sur les Manants du Roi cette intéressante analyse des affaires de pédophilie qui secouent le Vatican : elle fut écrite par le Cardinal Ratzinger lui-même, le Vendredi Saint de 2005, à la veille de son élection au pontificat : « Quel manque de foi dans de très nombreuses théories, combien de paroles creuses ! Que de souillures dans l'Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient appartenir totalement à Jésus ». Dans sa lettre aux catholiques d’Irlande du 19 mars 2010, Benoît XVI est encore plus explicite : il rappelle que pendant les dernières décennies, « la tendance fut déterminante, également de la part de prêtres et de religieux, à adopter des façons de penser et à considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l'Évangile". Et de stigmatiser « une tendance, dictée par de justes intentions, mais erronée, à éviter les approches pénales à l'égard de situations canoniques irrégulières (…) C’est dans ce contexte général d' affaiblissement de la foi » et de « perte de respect pour l'Église et pour ses enseignements » que « nous devons chercher à comprendre le problème déconcertant de l'abus sexuel des enfants ».



Le commentateur des Manants poursuit : "Ceux qui aujourd’hui mettent en accusation le Pape et les hiérarchies ecclésiastiques prétendent que la cause des abus sexuels des prêtres réside dans l’institution du célibat et dans la « répression » catholique de la sexualité. Mais les faits nous montrent exactement le contraire : la décadence morale du clergé a eu son origine, dans les années post-conciliaires, précisément lorsque la « nouvelle théologie » refusa la morale traditionnelle pour s’emparer de la mythologie de la «Révolution sexuelle ». Il faut rappeler en effet que, lors des travaux du Vatican II, l’idée se dessine d’une Eglise non plus militante, mais pérégrinante, à l’écoute des signes des temps, prête à renoncer à la virginité de sa doctrine, pour se laisser féconder par les valeurs du monde." Fort bien vu, et d'ailleurs corroboré par une récente enquête montrant que près de 90% des délinquants sexuels dits pédophiles étaient des hommes mariés. Incriminer le célibat des prêtres ne tient guère…

Publié dans Extraits du journal

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