Samedi 1er octobre 2011

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Euro, budgets, économies, tout sombre… Collapsus mondial ? Non, seulement des nations européennes… 

Au fond, le tableau est simple : après la grande guerre 14-45, deux ou trois générations d'Européens ont cru les nations dépassées, au point que leurs différences ne comptaient pour rien : les peuples et leurs traditions, les langues, les principes religieux, moraux ou politiques, rien ne comptait, tout cela était dépassé, caduc : selon le crédo de la bande européo mondialiste, il était tout à fait naturel d'imposer aux nations le règle mondiale, l'unique, marché unique, langue unique, lois uniques, monnaie unique - que ces nations soient aussi différentes que l'Irlande ou la Hongrie, l'Allemagne  ou la Grèce,  cela n'avait plus aucune importance. L'échec de l'euro est le premier signe de cette monumentale et criminelle erreur -criminelle car c'est ignorer la politique que d'ignorer nations et peuples, tissus même de l'Humanité. En quoi la vertigineuse spirale boursière et la dépression économique ne sont pas, comme dit l'excellent Mascré, une crise du crédit mais du credo. Au chapitre des erreurs historiques celle-ci est assez spectaculaire : c'est le logiciel supranational qui sombre…

Publié dans Extraits du journal

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