Samedi 12 décembre ;

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Mirebeau, dans un intense accès de réchauffement climatique. Près du feu, le général de Gaulle avance à toutes petites pages… 

Pour ce livre, je voudrais insister sur la période de l’entre-deux-guerres, trop vite traitée en général, où l’auteur de « la Pente » voit exactement les vices de la démocratie parlementaire, la débilité de l’Etat, le refus de l’effort collectif au bénéfice d’un pacifisme qui, à droite comme à gauche, devient ahurissant après 1933, et l’abandon de notre diplomatie au pilotage automatique des alliances, tout cela au long de vingt grandes années -le drame commence dès novembre 1918, quand les puissances anglo-saxonnes retiennent la France de poursuivre la guerre et de pousser ses armées jusqu’à Berlin, où leur victoire était certaine, et n’eut pas laissé aux Allemands l’impression d’avoir été trahis par leur hommes politiques, ni la possibilité de reconstruire un Reich en un tournemain… Insister d’autant plus chacun des aspects de cette effrayante séquence est parfaitement actuel ; je me suis agacé une partie de cette nuit à lire la relation effrayante qu’en donne «  Histoire d’une faute tragique : l’armistice de 1940 », de Jacques Bourdu (un excellent membre du RIF), synthétique opus à travers lequel s’aperçoit page à page l’éternel retour du démon français du désarmement, à commencer par celui du désarment moral et des imbécilités idéologiques qu’il fait sans cesse renaître.

Publié dans Extraits du journal

Commenter cet article