Jeudi 28 octobre 2010. Le bel avenir de "L'union des patriotes"

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Le thème de "l'Union des patriotes" progresse à grands pas : à l'évidence, le changement de génération que symboliserait l'élection de Marine le Pen à la tête du Front national rejoint la radicalisation d'un large secteur de l'opinion majoritaire, que prennent en compte certains discours de Nicolas Sarkozy comme la création de cette intéressante amicale parlementaire dénommée "La droite populaire". Cette conjonction, à quoi s'ajoute la passagère déshérence du souverainisme, ne peut pas ne pas introduire un jour une certaine porosité entre les droites, la  populiste et la convenable, et créer du mouvement. Si elle parvient à donner  à ces convergences les mots qui leur manque encore, notre propre famille, qu'on l'appelle national-républicaine, souverainiste, ou gaullo-souverainiste, pourra jouer un rôle décisif dans la restauration d'une force politique et d'une pensée françaises. On voit poindre la résurgence de cette constante de notre histoire, le parti national -un peu ce que fut le RPF, celui de 1947 comme celui de 1999. Ce que j'ai appelé dans mes deux dernières chroniques de Valeurs Actuelles "Le compromis historique" a été repris l'autre jour, à mon micro du Libre journal de la nuit, sur Radio Courtoisie, par l'excellent député UMP Christian Vanneste sous une formulation plus roide :  "pas d'ennemis à droite!". Cette sortie, qui m'a tant fait plaisir (et qui, d'ailleurs, ne fit guère broncher  les deux autres élus UMP présents dans le studio, Nicolas Dhuicq et Xavier Lemoine) vaut à Vanneste de terribles diatribes chez les bien-pensants de l'UMP, et la menace d'une exclusion. Réactions point inattendues. Mais le débat est à présent ouvert et je gage que l'Union des Patriotes recevra bien des renforts, et de nombreuses troupes.   

 

Publié dans Extraits du journal

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