Mercredi 7 avril 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

E. me répète cette phrase de Voltaire : « qui n’a pas l’esprit de son âge, de son âge a tous les malheurs ». Voltairien, certes, mais cruellement vrai...
Politique de Washington : l’ennemi est toujours sanguinaire ; sanguinaires les Cambodgiens, sanguinaires les Hutus, sanguinaires les Talibans, sanguinaires les factions chrétiennes du Liban, sanguinaires les Irakiens de Saddam Hussein, sanguinaires les Serbes...

Mais, l’a-t-on remarqué ?, tous ces sanguinaires-là furent des alliés de la France ; notre langue fut privilégiée en Afghanistan (jusqu’à ces dernières années les timbres postes afghans étaient en français) ; notre diplomatie s’appuya, dans l’Afrique des Grands Lacs, sur la majorité Hutu du Ruanda, comme elle s’appuya en Asie sur le Viet Nam puis le Cambodge, dans les Balkans sur l’amitié Serbe, au proche Orient sur le Liban chrétien, au Moyen-Orient sur l’Irak laïc… Six fois un hasard ? En tous les cas, tous nos alliés y passent. Mitterrand a fini, dans les derniers mois, par l’admettre : les Etats-Unis font bel et bien la guerre à la France ; si subtilement (les humanitaires à la Kouchner couvrent tout, si heureux de nous nuire), que nous persistons à faire d’eux de très sûrs alliés ; mais depuis que ces alliés ont pris le contrôle de notre Etat et en particulier de notre diplomatie par l’intermédiaire d’un petit aventurier des Carpates, nous sommes désormais bien au delà de l’alliance…

Publié dans Extraits du journal

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