Mercredi 2 mars.- Sur un fameux "calendrier européen" ; sur l'Europe et le christianisme

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Retour tardif sur une affaire vieille de trois mois dont ce journal n'a pas pipé mot : en décembre dernier, la Commission de Bruxelles publiait un calendrier dit « européen » qui ne mentionnait, parmi les grandes dates de l'année, aucune fête chrétienne – ni Pâques, ni l’ascension, et pas même Noël, alors que sont annoncées des fêtes musulmanes ou hindoues. Ce calendrier a été diffusé dans des milliers d’établissements scolaires des pays membres et distribués à plusieurs millions d’élèves -chose qui, en soi, n'a aucun lien avec la mission de la Commission. Depuis que cette opération fut connue, un concert de protestations s’est élevé de toutes parts, hélas, sur le ton fort à la mode de l'indignation bien davantage que sous la forme d’une analyse, à quoi pourtant le sujet se prêterait.

Trop souvent, ces protestations se bornent à souligner une incongruité, comme s’il était anormal que l’UE trahisse le message évangélique censé l’avoir inspiré depuis ses origines. Or, ce n'est pas une incongruité, mais une confirmation, celle du caractère profondément anti-chrétien de l'entreprise dite "européenne" .Nous avons eu depuis des années de multiples exemples, tels l'ordre donné à différents Etats de supprimer tout crucifix des écoles; ou l'interdiction de toute annonce à caractère chrétien sur l'intranet de la Commission, "IntraComm" alors qu'elle accepte les annonces bouddhistes;  ou encore le refus  de mentionner les racines chrétiennes dans le projet de Constitution; ou l'interdiction de toute politique de natalité, réputée discriminatoire -même les cartes "familles nombreuses" ont été interdites par la Commission; ou la significative affaire Boutiglione -du nom d'un homme politique italien qui fut en 2004 "commissaire européen pressenti" mais qui ayant déclaré lors de son audition préalable devant le Parlement européen qu’il faisait siens les interdits de la Bible, fut barré par la majorité des groupes et finalement renvoyé en Italie.  Chantal Delsol… (mais on m'appelle à table et je ne sais plus où j'ai fichu le passage de cette aimable dame que je voulais citer)…

Publié dans Extraits du journal

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