Mercredi 11 novembre ; Paris

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

A Paris pour quelques heures, et l’émission de Taddeî  - au cours de laquelle je ne tiens que bien trop ma résolution de paraître modéré, et ne pas perdre une fois pour toute la parole…

 Merkel  devant l’arc de Triomphe. Il est frappant de mesurer à quel point Mme Merckel a dominé d’une tête la séquence 9-11 novembre, et de mesurer combien l’Allemagne a réussi à recouvrir les anniversaires de nos victoires par la célébration de ses propres triomphes, que nous sommes censés leur  substituer : à la place du 8 mai, célébrer le 9 mai, « jour de l’Europe » ; à la place du 11 novembre, célébrer le 9 novembre, anniversaire de la réunification allemande, que Berlin, cœur habile et éclatant de l’Europe, est parvenu à confondre avec la réunification du continent entier, l’Allemagne se faisant passer dans les esprit pour l’Europe nouvelle à elle seule. Bien entendu, le petit bonhomme n’y voit que du feu - ou se réjouit de faire passer aussi notre mémoire à l’as, conformément au fin mot de sa politique : tout doit disparaître. Et jusqu’à notre mémoire…
 

Publié dans Extraits du journal

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