Mardi 9 février 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Les Manants du roi ont rappelé l’autre jour une phrase de Georges Frêche, prince en sa région, dont la dernière sortie pas catholique donne aux uns et aux autres l’occasion d’évoquer les précédentes ; de ce chapelet on oublie hélas celle-ci prononcée au jour de l’élection de Benoît XVI, est toujours absente :  « J’espère qu’il sera meilleur que l’autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et sur la capote […]. On en a quand même raté un au bombardement de Dresde. » Invoquer après cela la catholicité est curieux ; mais le plus curieux est la pente de la démocratie, qui pousse les élus à une sorte de surenchère dans la grossièreté. Elle fut aperçue d‘ailleurs par Aristote, et quelques philosophes antiques –quand cette pente rencontre le féodalisme régional, lui aussi inscrit dans la logique même de l’affreuse régionalisation, le tableau devient sinistre.

Publié dans Extraits du journal

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