Mardi 4 octobre 2011

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Sur le Poitou, très beau temps. Ce matin, dans une lumière qui n'appartient qu'au matin, quatuor à cordes en fa majeur de Maurice Ravel, si bien s'accordé à l'étonnante lumière répandue sur les pierres, les arbres déclinants et leurs feuilles rouges, ocres ou brunes. Bonnes heures d'absolue réclusion. Mise à part Paulette pour le traditionnel  quart d'heure vespéral, je n'ai vu aujourd'hui personne -enfin !

Replongé conséquemment dans "Puisque tout recommence toujours" - titre possible du de Gaulle II ; écris un passage assez carré sur son attrait pour les choses de la guerre, dont, après les Grecs et les Romains, il répète, à tous les ages de sa vie, que tout procède. Au fond, le Général de Gaulle fut trois choses : une extraordinaire capacité à souffrir et à se discipliner face aux souffrances; ensuite, une phénoménale mémoire; enfin, un aristocrate  qui  n'est jamais descendu de son cheval -et jamais cessé de faire la guerre : quand il cessa, en 1969, il mourut.

Publié dans Extraits du journal

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