Mardi 29 mars; deux mil onze; Paris. - sur le populisme.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Le second tour des cantonales confirme les enseignements du premier, notamment l'essentiel : la délégitimation des grands partis est patente; pour le Front National, dont les candidats atteignent  en moyenne 36% dans les cantons où il est resté au second tour (ce qui prouve qu'il bénéficie de reports de voix), rien n'est pour lui possible en dehors d'alliances avec tel ou tel de leurs morceaux. Mes intuitions de l'an dernier se confirment; le temps est venu de lever l'embargo sur les motions finales de la Convention du RIF.

Enregistré tout à l'heure pour le Figaro Magazine un débat avec (ou plutôt contre) Dominique Reynié sur le populisme ; tous les mots de la politologie moderne sont pipés : ce populisme en particulier, mot-crachat qui vient à la bouche des oligarchies quand elles sentent que le peuple leur échappe ; j'oppose les termes classiques : peuple, légitimité, souveraineté, civilisation… Puis, charmant  déjeuner de carême avec EZ, toujours aussi amical et flamboyant. Le soir, alerte sur l'état de H.; je file bouleversé à Villejuif : une fois encore, dès que la vie roule sur damier, tout du monde bascule dans une autre dimension…

Publié dans Extraits du journal

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