Mardi 24 novembre 2009 ; Mirebeau

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Mirebeau dans la grisaille du pire automne - mais cette tristesse même est une alliée, elle affermit mes résolutions d’écriture, si calmes en apparence et si contrariées.

Elles sont plus contrariées, en vérité, qu’elles ne sont calmes, ces jours-ci. Il est loin le temps où je me précipitais sur ma machine et lui jetais dans le ventre six ou huit pages chaque jour, ne serait-ce qu’une bonne page écrite sans discontinuer, d’une frappe alerte et droite,  sans relire ni corriger, ce que je ne fais plus qu’en rédigeant à la-va-vite ce journal - dont c’est justement la fonction que de me donner le matin un peu d’élan, un rythme… J’ai d’ailleurs repris ce journal pour en sélectionner des bouts, aux fins de lancer un blog le 1er décembre, jour de l’entrée en application du traité de Lisbonne - et, pour nous, dans les maquis. Mais je ne veux pas m’éloigner du général, de l’homme Charles et de la statue de Gaulle ; et je me demande comment je vais pouvoir en quarante jours ordonner en un seul volume tant de morceaux épars…

Publié dans Extraits du journal

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