Jeudi 3 juin 2010; Mirebeau (sous une pluie fine et douce…)

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Affaires publiques : tout déborde de tous côtés. Il faudrait parler ici de la politique d'Israël, qui défraie aujourd'hui toutes les chroniques, et de la cavalcade de son gouvernement vers la politique du pire -Elie Barnavi disait l'autre jour, sur Culture, que les responsables israéliens étaient trop médiocres pour pratiquer une autre politique que celle de la force, ce qui est cruellement vrai, comme ce l'est aussi de la plupart des politiciens de la planète; il faudrait parler des milles canaux par lesquels les temps techno-libertaires ont trucidé toute véritable politique, ou que ce soit;  parler de la censure de nouvelles lois par le Conseil constitutionnel ou le Conseil d'Etat; parler de l'incroyable paralysie de l'Etat, qui n'a plus aucun droit -avec lui, celle la démocratie, tuée par les démocrates et leurs omnipuissants "contre-pouvoirs"; parler des nouveaux projets d'"intégration budgétaire" que fulminent de toutes parts les Cabris; il faudrait parler de la rupture des stocks de victuailles dans plusieurs centres de Secours Populaires à travers la France, submergés de demandes pauvres gens, et du simple constat que des millions de Français, désormais, ne mangent plus tout à fait à leur faim;  de la hausse vertigineuse des chiffres de l'immigration clandestine, que m'annonçait déjà, le mois dernier, M. T., aux premières loges; du népotisme dans l'Etat (de la nomination par Madame Bachelot, ministre de la santé, de son fils, apparemment incompétent, à la tête d'un organisme de santé, par exemple); des situations créées dans les écoles et les centres d'animation de la Ville de Paris par les copinages ethniques pratiqués par les responsables du personnel manifestement infiltrés -au point qu'on y nomme à des postes de responsabilité, au contact des enfants, des agents qui ne parlent qu'à peine français...

 

 Il faudrait parler de tant de choses… Mais à quoi bon, puisqu'il n'y a plus d'instrument d'action publique, plus aucun redressement possible en l'absence de souveraineté de l'Etat, de légitimité, donc de la moindre autorité publique, dont c'est bien en vain que je repère depuis dix ans les signes de déliquescence. A quoi bon puisqu'il n'y a plus de Gouvernement, que la France erre, qu'elle ne va plus que sur son erre, inexorablement poussée sur les récifs…  A quoi bon, puisque le cataclysme est désormais inévitable et que, tout ce qui importe désormais, c'est le monde d'après…

 

A ce sujet : le très sympathique propriétaire, ou gérant du magasin bio de Mirebeau me disait tout à l'heure que, après des débuts difficiles, une clientèle "commençait à se faire". Si dans le moindre petit village de deux mille habitants, cette graine là vient à pousser…

Publié dans Extraits du journal

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