Mardi 13 janvier 2010 ; retour à Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Hier, cérémonie aux Invalides, à la mémoire de Philippe Séguin. Beaucoup de monde, beaucoup de beau monde (Giscard, devant moi, d’une incroyable beauté), et, dans l’ensemble, de la tenue. Impression que la république marche ; même l’habituelle sincérité du Président de la République ne paraît pas feinte – quand bien prend-il soin d’en rester à la psychologie du défunt, se gardant bien de toute allusion politique. Sauf peut-être celle-ci « Je mourrai quand la lassitude sera la plus forte » disait Séguin à qui il reprochait de fumer trop. Ce fut à cette seule phrase que je sentis la voix et peut-être le visage du Président de la République s’animer d’une émotion : elle était son triomphe, je l’entendis comme on reçoit la mort.

Publié dans Extraits du journal

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