Lundi 7 mars deux mil onze

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Madame Danièle Mitterrand publie ses mémoires, intitulés "Le livre de ma mémoire"; elle y raconte notamment que, peu après l'élection de son mari à la Présidence de la république, en 1981, elle lui dit : "puisque tu as le pouvoir, pourquoi ne pas changer le pays?"; réponse de François : " je n'ai pas le pouvoir. La France comme tout le reste du monde est assujettie à une dictature financière qui dirige tout". Me fait penser à ce que ce qu'il avait dit un jour à Saint Robert : "je ne peux prendre qu'une décision par jour, et elle est rarement appliquée"… Aucun de nos vaillants chefs d'Etat n'a-t-il jamais songé à prendre le pouvoir ?

Prendre le pouvoir, en tous les cas semble être le dernier souci de M. Sarkozy, et de sa bande, qui distribuent au vent tout ce qui reste de l'Etat, sa dignité comprise : on voit sur la plupart des magazines la photographie de notre nouvel ambassadeur en Tunisie -celui qui, à peine nommé voici un mois s'est singularisé en insultant des journalistes convoqués pour sa "conférence de presse de présentation". Voulant peut-être raccommoder son image, il pose quasi-nu, en jeune Apollon (il entretient bien sa trentaine…) devant une piscine : genre photo de magazine gay californien. Mais sans doute peut-il tout se permettre : il a déclaré que l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis avait instauré la démocratie dans ce pays, et maintenant l'installait dans tout le monde arabe; et c'est un "Sarko-Boy"… Combien plus d'allure a notre ambassadeur en Libye, François Gouyette, où le jeu de la France est fort difficile à mener.

Cela étant, l'histoire s'accélère de tous côtés -c'est le souhait que je formulais au début de cette année, il pourrait être exhaussé. J'ai d'ailleurs écouté toute la journée Ella Fitzerald.

Publié dans Extraits du journal

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