Lundi 31 mai 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

La grande affaire en ce moment : comment acheter des terres, et si possible acheter un bois, et si possible une petite forêt de chênes. Tout le monde cherche -beaucoup, n'en trouvant point à vendre, se rabattant sur l'achat de terres agricoles, dont le prix monte aussi. La raison de cette fièvre foncière ? De nombreux capitaux étrangers, fonds de pension, assurances ou banques investissent dans la terre de France, l'une des meilleures du monde, et l'une des plus sûres valeurs en cas de cataclysme. Eric F. grand banquier à l'esprit fin, me racontait cela tout à l'heure en détails, par téléphone, précisant que, dans beaucoup de pays, ces achats de terres par des capitaux étrangers sont étroitement réglementés, voire bonnement interdits. Mais nullement en France, où elles sont pourtant convoitées par tous - capitaux venus des Etats-Unis, de Chine, d'Inde… J'en ai été bouleversé toute la soirée.

 

D'ailleurs, je ne devrais plus m'intéresser aux questions politiques, faute de quoi je vais finir par plonger dans la dépression.

 

(De toute façon, les questions politiques ne sont plus politiques, elles sont  morales.)

Publié dans Extraits du journal

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