Lundi 20 décembre 2010; sur la Côte d'Ivoire.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Sur France Inter, la très gauchisante présentatrice du journal de 13h, une certaine Bonsergent je crois (mais somment savoir l'orthographe de ces noms que l'on ne fait qu'entendre ?), tentait d'obtenir de son invité une solution miracle pour obliger le président de la Cote d'Ivoire, Laurent Gbagbo, à quitter le pouvoir. De solution miracle, Bourges n'avait certes pas, prêchant assez sagement la patience; mais la dame s'échauffa : "enfin, insinuez vous (notons le mot…) qu'il faut laisser les Ivoiriens régler la question entre eux ? Ce serait le plus intelligent, à mon sens, car toute intervention extérieure ne pourrait qu'envenimer le conflit, et, surtout, corrompre la légitimité de celui qu'elle installerait au pouvoir, prolongeant sans fin les querelles. Et après tout, est-il si criminel, pour des démocrates de laisser les Ivoiriens régler entre eux leurs affaires ? 

Toujours la même situation : outre que la polarisation de la prétendue "communauté internationale" sur le problème ivoirien pourrait bien préparer le terrain à une intervention armée sous direction états-unienne où la France ne serait, comble du comble, qu'une sorte de second docile, la fixation de tous les regards sur les protagonistes d'Abidjan ne les dispose pas à la conciliation, bien au contraire. J'ai toujours pensé que des adversaires étaient d'autant plus enclins à trouver un compromis qu'ils se trouvaient loin des regards des autres. Il y a tant de duels qui, sans les témoins, se seraient réglés par une poignée de main dans l'aube blanche!.. C'est d'ailleurs l'un des aspects de la souveraineté, dont la dame de France-Inter n'a jamais entendu parler semble-t-il, alors que le principe en figure à la première page de la Charte des Nations Unies… -voir aussi le principe de la Charte selon lequel « aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale ».

Jusqu'à présent il était est rare que ledit Conseil proclame ouvertement le résultat des élections, contredisant ainsi la Cour constitutionnelle du pays; ou qu'une instance internationale, en l'occurence la Cédéao, envisage de recourir à la force militaire sur un contentieux électoral.

Publié dans Extraits du journal

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