Lundi 1er février.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Quelques jours d’interruption de ce journal ; une otite, maladie dont je ne me souvenais pas qu’elle fût si douloureuse, en fut cause –d’autant mieux fondée que je me suis d’abord soigné fort mal, tout seul (pour une angine, avec mon habituelle pénicilline, qui est tombée à coté) et me suis trouvé pendant une semaine littéralement à terre. Comme les êtres sont différents : quand on pense que de Gaulle, quand il était malade, refusait toujours de garder la chambre ! Comment cela se peut-il ? A propos de notre vieil ami le général de toutes les Gaules, je dois bien constater que mon deuxième tome est totalement raté ; j’ai passé les délais de remise, et n’ai rien remis qui soit simplement lisible ; c’est au point que je n’ose pas même relire les bouts que j’ai plus ou moins jointés, fait des strates de notes prises depuis 2003, quand j’ai entrepris de donner une suite au Génie de la France -lequel était nettement plus réussi, au point que je n’ose plus le relire non plus, tant m’accable l’évidence, je crains bien indiscutable, que j’écris moins bien qu’auparavant. Ne plus jamais écrire, si toutefois j’écris encore quoi que ce soit, à partir de notes accumulées, et souvent bien trop rédigées, en sorte qu’elles deviennent des suites de pages : il n’en sort qu’une espèce de Frankenstein, dont la simple pensée me fait honte.

Publié dans Extraits du journal

Commenter cet article