Lundi 19 septembre 2011

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Hier au soir, grande rentrée de DSK, reçu en grande pompe au journal de TF1. Grande rentrée ou triste sortie, car  ses phrases calculées au trébuchet tiennent plutôt de la morne simagrée médiatique (en quoi il restera jusqu'au bout un symbole), et je doute qu'elles aient touché grand monde. Fin de l'épisode probablement, qui eut au moins le mérite de faire entrevoir dans quel univers vivent les oligarchies mondiales : en apesanteur, et dans le no limit que donnent la richesse, la connivence des maîtres de l'opinion et la bonne conscience absolue, c'est à dire affreusement privées (car c'est une privation), de bornes ou de frontières… (Une phrase m'a touché cependant, bien qu'elle fût sans nul doute tout autant préparée que les autres : "Cette légèreté, je l'ai perdue pour toujours". Beau trait, que je ressens en tous ses sens, n'ayant que trop vu combien, à celui qui réussissait, la vie était légère - et ce que la mise en danger ajoutait de joie, de fierté, d'agrément à la grisante légèreté des jours; et je vois aussi ce qui advient quand le drame qui rode autour de toute existence, qu'on a cru légère, la rattrape enfin…)

Publié dans Extraits du journal

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