Jeudi 8 octobre 2011

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Conférence de presse de Marine Le Pen, qui présente les membres de son équipe de campagne. Beaucoup de monde -notamment de membres du RIF (dont j'ai préféré quitter la présidence, afin de mieux me dégager des batailles de second ordre, mais qui reste mon campement, et dont je reste membre et militant avec, en tant que président-fondateur, voix au chapitre). Les chapelles fédératrices poussent d'ailleurs comme des champignons, chacune assurant détenir la vraie croix -cela dépend des ardeurs téléphoniques et courrielisantes des fédérateurs en herbe.  Pour moi, il me faut à présent voir plus large.

Plonger solitaire dans la grande bataille m'exalte : je vois la France comme un malade qui hésite à se soigner, devinant que la cure sera douloureuse et la médication dure à supporter -cependant, s'il diffère trop longtemps, il souffrira davantage encore, et pourrait bien mourir dans d'affreuses convulsions. Tout notre travail va consister à le pousser au courage, et consentir aux remèdes. Pour cela, ne plus barguigner, donner toutes ses forces à la bataille -si nous la perdons, nous pourrions bien, hélas, ne plus nous battre un jour que pour des ruines. (M-F G. me disait l'autre jour au téléphone que, les exploitants agricoles qui sont autour d'elle, et elle-même qui cultive des étendues de noyers, ont tant de tracas et si peu de revenus qu'ils renoncent l'un après l'autre, et laissent s'étendre les friches : viendra le jour où n'existera plus de véritable agriculture française. "Comme on n'aura plus d'industrie non plus, restera le tourisme..", conclut-elle; après un heure de conversation de cette eau, j'ai raccroché épouvanté). Plus qu'une chose à faire : soit désespérer, soit foncer - "rompre en visière"…

Publié dans Extraits du journal

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