Jeudi 31 mars deux mil onze; Paris. - Motion d'orientation du RIF suite. L'écho est large, les commentaires nombreux, les retombées prometteuses.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

La plupart des commentaires sont bienveillants ; une minorité est dubitative, une autre insultante. Les seules réactions vraiment étonnantes, sur les sites et autres, viennent des militants ou électeurs du Front lui-même : beaucoup nous demandent quand nous comptons les rejoindre, ce qui est ne rien comprendre à l'affaire. Non, nous ne rejoindrons jamais le Front National -pas moi, en tous les cas -mais il en va ainsi pour l'immense majorité des membres du RIF, gaullistes de trempe et de tradition. Ces partisans à la courte vue s'imaginent-ils pouvoir parvenir à quoi que ce soit seuls - y compris seuls au gouvernement ? Ils approchent du quart des électeurs, peut-être;  mais il en faut plus de la moitié : c'est dans cette marge large qu'il nous faut agir pour créer une véritable alliance des patriotes; s'ils ne se reconnaissent pas de partenaires, ces "nationaux"-là n'iront pas loin !

L'écho médiatique, lui, est très satisfaisant; l'onde créée hier par la dépêche AFP (déjeuné tout à l'heure avec son rédacteur, jeune journaliste manifestement très scrupuleux) ne retombe pas. Le relayent sur plusieurs médias Marine le Pen, qui approuve, aussi bien que, sur un mode violemment désapprobateur, Nicolas Dupont-Aignan, ce dernier toujours impatient de se jeter sur tous les micros qui passent, n'est, en la circonstance, point très habile…

En somme, le RIF s'est mis à l'eau, et trace sa route. Il me paraît du reste en excellent ordre de marche. Le frêle, et même très frêle esquif, va vers son horizon, sur la bonne trajectoire - car, aussi faibles soyons-nous, nous sommes je crois sur la cicatrice majeure, bien au centre des recompositions à venir…

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