Jeudi 26 novembre ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Le rythme de travail reprend ; coorélativement, je fume autant que je fumais il y a trente ans, avant de me contenir –et, de surcroît de terribles petites cigares…

Travailler d’arrache-pied, il était temps ; car non seulement je veux boucler ce tome, mais il me faut ensuite revenir sous une forme ou sous une autre à la grande affaire européenne : d’une part j’apprends incidemment que, si le Président Klaus a si vite signé, c’est qu’il était sous la menace d’une procédure de destitution et que son successeur aurait aussitôt signé ; d’autre part, ce qui se lit sur le sujet ces jours-ci trahit un fait majeur : tout, absolument tout, jusqu’au service diplomatique commun était prêt ; on n’attendait que les signatures irlandaise et tchèque pour appuyer sur le bouton. La Constitution Giscard devait entrer en application  en janvier 2009, Lisbonne s’applique en décembre de cette année, c’est à dire la semaine prochaine : les multiples oppositions, dont je répète qu’elles son majoritaires parmi les peuples, n’auront fait que retarder la machine de onze malheureux mois… Les fabricateurs du super-Etat ont opéré par coups de force, ruse, menaces, mensonges et intimidation, et leur minutieuse préparation, dans les temps qu’ils s’étaient fixés, prouve qu’ils étaient sûrs de réussir, qu’ils se savaient capables de déjouer toute opposition. A cette machine à l’évidence irréformable, il faut désormais s’opposer en bloc, cesser de barguigner : nous étions souverainistes, nous serons aussi indépendantistes. La prétendue « Constitution européenne » entre en application ? Nous, en résistance.

Publié dans Extraits du journal

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