Jeudi 23 septembre 2010; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Il faudrait pourtant citer, pour les gens raisonnables qui viendront bien un jour et qui chercheront l'explication de la formidable dépression qu'aura subie la France, et toute l'Europe, dans la première moitié du XXème siècle, des petits faits relatant l'état si détraqué de l'esprit public, qui finit par rester sans réaction face à tant de périls et qui est tout occupé à des mesquineries sans nom. Je recopie ici une information reçue par courriel, invérifiable, mais que je tiens pour hautement vraisemblable : "200 € par mois pour porter le voile ! C'est la somme que touchent   de l'Arabie Saoudite, par le biais d'un organisme, les femmes musulmanes vivant en Europe pour porter le voile dans les pays de la Communauté  européenne Cette triste réalité a été révélée à la mère d'un ami par sa femme de ménage, arrivée voilée du jour au lendemain. Surprise par ce nouvel effet vestimentaire et le port subit de ce voile, elle demanda pour quelle raison elle était venue travaillé ainsi couverte. La jeune Marocaine, malgré quelques réticences à vouloir répondre, finit par avouer être payée pour le porter. Elle expliqua, non sans mal, avoir réussi a intégrer par relation un groupement musulman qui est en relation directe avec un organe religieux de l'Arabie Saoudite qui paye les musulmanes 200 € par mois pour porter le voile dans les pays  européens. Donc aujourd'hui, ces femmes  sont payées pour afficher leur soumission   totale à l'Islam par le biais du port du voile…. Demain, elles seront payées pour déposer un paquet explosif dans un lieu public ou bien pour servir de boite aux lettres ou encore...:..."

 

Or, de quoi se préoccupent les Français -du moins à ce que l'on entend sur France Inter ? Non point de cette ingérence d'une puissance étrangère qui manipule à l'évidence une partie de la population vivant sur notre sol, et créée sciemment des tensions qui risquent de virer un jour aux plus graves désordres publics; elle se passionne pour d'interminables affaires ou épisodes sportifs, d'aventures ou mésaventures de vedettes, et de revendications à dormir debout, telles que celles-ci, que je ne résiste pas à la tentation de relater comme celle-ci : une dame de province s'en alla cet été à Paris avec sa fille, laquelle est lourdement handicapée, avec l'idée de voir la tour Eiffel et d'y monter -toujours avec ladite fille. Cette dernière a pu accéder aux deux premiers étages mais pas au troisième, dont les accès (peut-être trop exigus) ne comportent pas d'aménagements pour les personnes handicapées  : la dame fait un scandale, rameute la presse, annonce qu'elle porte plainte devant toutes les cours de Justice dont elle a entendu parler (le Seigneur sait qu'il y en a ces temps-ci, à foison!), dont notre HALDE bien-aimée, pour, bien entendu, discrimination. Absurdité si aveuglante qu'elle se passe sans doute de commentaires; le mot discrimination, cette nouvelle machine de guerre de l'égalitarisme accusatoire qui passionne mes contemporains,  s'offre aux usages les plus stupides : on verra un jour les aveugles porter plainte contre la télévision publique -ils n'y ont pas droit, il faut l'aménager coûte que coûte, etc… Et pendant que l'opinion est priée de se préoccuper de ces bêtises, ou plutôt qu'elle formatée chaque jour à la Bêtise, de terribles menaces se trament contre  la nation, qu'elle n'aperçoit pas, que les prétendus organes d'information lui cachent, qu'une bien-pensance verrouillée comme jamais interdit même de dire, de sorte que les drames sont devenus imparables, et donc certains.

 

Publié dans Extraits du journal

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