Jeudi 16 janvier 2010 ; Mirebeau.

Publié le par Paul-Marie Coûteaux

Grand froid, hier : un peu de neige, puis une pluie glacée – je n’avais jamais vu les gouttes geler au bout des feuilles, retenues dans leur chute, dans une suspension cristalline qui semble un rêve.

Viennent enfin les temps bénis où je parviendrai à ne plus laisser les choses extérieures, je veux dire extérieures au cadre précis de mes réflexions, occuper mon esprit : où je ne lirai plus les journaux, n’écouterai plus la radio, n’aurai plus de téléphone, serai définitivement délivré d’internet, ne recevrai plus ici des gens qui me parlent et ne me disent rien. C’est ce que je me contrains à faire ces jours-ci : grâce à quoi, enfin, mon pauvre de Gaulle avance à grands pas…

Publié dans Extraits du journal

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